Echange interactif avec les élèves de TLA, du lycée Du plessis Mornay. Saumur. 2015. 2016

Aux  élèves deTLA du Lycée Duplessis Mornay.

Professeur Jérome Cléran.
Année 2014-2015

Bonjour vous tous.
Je vous propose, par le moyen de ce blogue, de vous accompagner (dans la mesure de mes moyens) jusqu’à la délivrance de ce qu’il vous est demandé comme sujet de bac en arts plastiques ; « l’Œuvre », qu’est-ce que l’œuvre, qu’est-ce qui fait l’œuvre, de quoi est-elle faite, etc, etc. »
Afin de poser les fondements de ce qui ne peut –être qu’une démarche, votre professeur et enseignant, Jerome Cléran, vous a demandé de travailler sur le premier sujet de l’année : « les bagages du voyageurs »
Après avoir mis au point notre progression, nous avons mis en place un dialogue permanent entre lui, le professeur, avec un rapport aux cours et à la matière qui vous est enseignée, à la lumière de ce qui sera demandé durant le bac, et moi, l’artiste, avec un rapport à la notion d’œuvre. Je suis capable de travailler avec plusieurs points de vue différents et de le rapporter avec le point de vue final, qui est : « la couleur de l’instant. »
Je vous ai donc délivré l’essence de mon travail. Je tiens à vous rappeler que je me rappelle très bien mes propres dix-sept ans. C’est dans cette transposition que je me situe par rapport à vous : Ulysse ne savait pas qu’en partant, il allait parcourir une Odyssée et qu’aujourd’hui, nous en parlons encore.
Restons modeste, chacun son aventure ! L’aventure Bac, c’est déjà pas mal…
Nous savons que nous devons partir, nous savons la durée du voyage, nous ne savons que ce que nous savons faire et qui nous sommes.
A l’intérieur de ce laps de temps, nous délivrerons un savoir sous forme de créations, ou de productions plus ou moins multiples, et seulement à la fin de ce parcours, nous pourrons parler de ce qui a fait ce voyage : comme une odyssée.
L’Odyssée : cela rappelle l’œuvre de Ulysse ; les étapes, ce sont les nouveaux bagages dont il s’est pourvu afin d’aller toujours plus loin mais aussi pour revenir puis pour transmettre son histoire. Il y a aussi le temps de repos, que j’appelle le temps de latence et qui est indispensable aux voyageurs au long cours.
C’est exactement ce qui va se passer durant cette année de terminale : Vous êtes déjà sur le bateau, puisque vous avez choisi de façon délibérée d’être en arts plastiques.
Vous êtes en partance vers la découverte de qui vous êtes réellement, de ce que vous savez ou pouvez ou voulez faire et vous devez aller quelque part sans savoir vraiment ce que pourrait-être ce quelque part.
Vous vous arrêterez sur les îles que sont vos sujets de cours et à partir desquels vous devrez à la fois produire pour échanger mais aussi produire pour aller plus loin. Vous vous instruirez. Vous rencontrerez d’autres formes de pensées et de cultures. Vous comprendrez mieux la vôtre et ce que vous pourrez faire avec cela. Vous vous sentirez plus et mieux armés. Vous prendrez confiance en vous.
Petit à petit, vous arriverez à l’échéance de votre temps de voyage, c’est-à-dire le bac.
A ce moment- là, il vous sera demandé de parler de votre sujet et on ne vous fera pas de cadeau (comme parfois lors d’une exposition). On vous demandera globalement ce qu’est une œuvre puis de parler de votre cheminement et pour finir de ce que vous exprimez à « travers votre œuvre. «
On vous demandera bien évidemment d’être convaincant (on peut être convaincant même en parlant d’une citrouille !!!) Et d’expliquer votre démarche (parfois, on a l’impression de parler une langue étrangère, ou d’avoir une tâche sur le nez, cela ne vous est jamais arrivé ??? Bref, comme tout artiste, l’œuvre ne suffit pas toujours à captiver. Faut –il avoir un bon auditoire (ce n’est pas grave, je recommencerai malgré tout, je ferai mieux, j’aurai plus de chance, mais en attendant, j’ai fait du mieux que j’ai pu et je me suis bien épanoui… et seul cela compte, car c’est le boulot de l’artiste.)
Ce sera alors à votre tour de faire comme nous l’avons fait avec votre professeur (pour ne pas vous mentir, cela fait des années que nous l’appelons Tonton Cléran, durant nos discussions autour de notre table, il fait partie de notre famille de pensée) lorsqu’il m’a demandé de parler de » Léonie Sommer. Artiste peintre. »
Vous voyez, nous sommes au même niveau, vous, lui et moi, sauf que vous vous commencez une narration par son début avec vos moyens à vous, votre professeur par sa perspective et ses outils de construction, et moi par mon point de vue. Le tout nous apportera l’éclairage final pour la lecture de « Votre œuvre. » Notre œuvre à nous, ce sera cette année de travail (même si je viens peu avec vous, je vous suivrai de loin en loin.)
Je vous mettrai aussi des liens que vous pourrez consulter quand vous le souhaiterez, comme par exemple, des liens sur la synesthésie, ou des personnes peu ordinaires. En voici un premier :
http://synestheorie.fr/paysages-sonores/#.Vi8dDiuQAgV
Je chercherai des liens au feeling, selon ce que je sens de vous et de ce que mon éclairage peut vous apporter. N’hésitez pas à mettre vos commentaires sur ce blogue, soyons vivants.
Ce qui serait intéressant que nous fassions lors de ma prochaine venue, c’est d’une part que je prenne connaissance de vos réalisations, que vous les expliquiez ou exprimiez mais que je vous apporte un peu de mon expérience (et de ce que ma vie d’artiste me fait rencontrer: c’est absolument géant!).
Par exemple, pour vous parler à travers ce blogue, je l’ai fait par l’usage de la parole écrite et par métaphore. J’ai évoqué une narration par des images. C’est une sorte de synesthésie (apprise, pas innée), un mode de transposition d’un concept à un autre. Les artistes développent beaucoup d’empathie et sont très à l’aise avec les synesthésies, la pluralité et ou la différence en général. C’est un concept entièrement « d’actualité » et novateur.
Afin d’être sur le terrain avec vous, je pourrai vous montrer un travail réalisé par moi, suite à notre rencontre, pour lequel j’ai utilisé une autre synesthésie : le dessin, la couleur, le ressenti pour construire une idée. C’est comme cela que j’ai synthétisé la démarche que j’entreprends avec vous. C’est une suggestion.
Comment fonctionnons-nous, quels sont nos capteurs perceptifs et sensoriels, quelle est la réalité du monde qui nous entoure, qui sommes-nous réellement, que pouvons-nous mettre en place pour être pertinent tout en comprenant notre cadre de travail? C’est très instructif sur soi-même et cela reste complètement dans le thème, car c’est un travail de fond.
Au fait, je suis comme vous, je ne connais pas le sujet prochain. Votre prof nous laisse en plein suspense, hein ?!
Alors, je vous dis à bientôt ?

En avant pour la découverte d’univers particuliers et bien singuliers.^En commençant peut-tre par l’un d’entre vous.
http://www.huffingtonpost.fr/2014/03/11/la-creativite-18-choses-gens-creatifs_n_4935621.html

Maintenant, je vous propose de lire l’article sur Daniel Tammet (Daniel Tammet: le conteur des nombres) afin que vous mesuriez la qualité mais aussi sa gentillesse de cet homme hors norme, puis de découvrir cette vidéo sur » l’avenir, la mort et les statistiques ».)

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/01/17/daniel-tammet-le-conteur-des-nombres_1818683_1650684.html

L’avenir, la mort et les statistiques: Daniel Tammet

https://www.youtube.com/watch?v=jabvgPKmGMQ

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