Intuition.

Intuition.

2016. Le mot joie écrit à l’envers.
Mais aussi, l’année des grands changements. Le chiffre 9, celui du changement après le chiffre de la conciliation, le 8 couché, autrement dit, le signe de l’infini. Concilier le passé et le présent et lui permettre, par une dynamique de la spirale de s’élancer vers l’innovation. Se mettre dans les 3 R. Résistance, résultante, résilience. Expérimenter. S’expérimenter.

Copier, coller, assembler. C’est cela la créativité. De l’assemblage multiple  comme une infinités de choix de compositions possibles.

Seul le choix nous fait être vivant et surtout, nous fait nous « sentir vivant ».

Les 3 R comme les 3 couleurs. Bleu-rouge-vert. Enfin les couleurs de la lumière après celle de l’ombre. Mais il n’y a pas de lumière sans ombre.

Le noir, révélateur de toutes les couleurs, le blanc les contenant toutes.

Le noir comme source de l’énergie, avec les clés portées par notre sens de l’univers , le blanc comme les blouses blanches de ceux qui portent le soin au sein d’eux-mêmes.

Mais le noir  lorsque nous fermons les yeux et les ouvrons à notre univers mental.

Le rapport entre dessin-couleurs, formes-fond ne fait fait plus aucun doute. Il est en lien direct avec les sciences : le monde  de la couleur n’existe pas. Il n’existe que par rapport à notre projection mentale. Et la matière? Quelle est-elle? Le pigment, les vibrations, l’espace temps qui s’y dépose?

L’onde? L’énergie, la lumière, les trois couleurs pour notre œil si restreint. L’onde qui se propage  jusqu’à se cogner et à donner corps et relief à notre propre corps en effet miroir.Trouver son écho pour être.

Imaginons l’univers mental d’un mal entendant, d’un sourd à la naissance, d’un aveugle. Mettons nous en portée les uns les autres. L’univers sensoriel. Les transmetteurs d’un univers de perception à un autre.

Les géographies des uns et des autres sont autant multiples et infinies que chaque seconde dans une goutte d’eau.

Eau et air forment une spirale et s’élancent vers la voix des airs et forment le courant du fleuve de la vie.

Les variantes de la vie et de la mémoire. L’eau qui percole et qui se perd dans une bulle d’eau. H20. C’est une valse. Je ne m’en sors pas. Un deux trois. Boum silence boum. Entendons-nous  le silence, l’écoutons-nous?

Et toute cette eau qui nous compose. Échange permanent entre univers aquatique et aérien. Entre notre imagerie mentale et le monde extérieur que nous prenons pour la réalité. Celle que l’on voit.

Pour que le cœur batte, il faut qu’il y ait une autre impulsion. Un silence. Ce silence qui a une couleur. Blanche, dans le noir du monde de l’univers ou de notre monde mental.

C’est une obsession, une intuition, une piste. Et si, et si le monde extérieur n’était qu’une représentation mentale du monde extérieur? Mais alors, toutes ces atrocités, toutes ces horreurs….Alors le Bouddha s’assit sous son arbre et médita , laissant se dérouler inlassablement le spectacle des illusions.

Et s’il fallait se guérir soi-même de ses obsessions, de ses névroses, de ses nécroses, de ses cancers pour laisser venir à soi la chaleur du soleil levant, la joie de l’enfant faisant ses premiers pas.

C’est une intuition, juste une intuition, qui coupe, colle, assemble, recompose et cherche à comprendre. Et si?

Cette intuition a une telle force qu’elle a tout entrainé sur son passage. Elle est devenue réalité. C’est à dire qu’elle est devenue le champs de l’expérimentation de tous les univers possibles confronté au monde dit réel.

Quoi de plus normal pour pour les yeux d’une peintre que de s’interroger sur cela?
Le peintre ne peut pas être qu’un vendeur de tableaux. Il se doit d’expérimenter toutes les réalités possibles. Il est temps d’apprendre les uns des autres, non pas dans nos ressemblances mais dans nos différences, et à tirer les leçons sur nous-mêmes.

Qui a essayé de comprendre l’univers sensible d’un sourd-et muet, d’un aveugle à la naissance, d’un schizophrène, d’un autiste. Qui envahit quoi et qui envahit qui?

Et les émotions? Celles qui déforment les informations?

L’ordre. La notion d’ordre. La suprématie d’un cerveau sur l’autre. Aujourd’hui au détriment de l’intuition.

Ce n’est que cela. S’être laissé dominé par nos propres peurs. Se laisser dominer par notre propre cerveau, c’est badaud quand on y pense. Cela nous laisse être envahi par un monde entièrement virtuel: les bombes, Alep, Dresdes, Ouradour, les atrocités multiples….la peur.
Celle de ne pas oser le changement. Et si la planète était notre propre corps. Alors j’aurais peur, là oui, pour de vrai. Car cela signifie que toutes les horreurs extérieures qui arrivent à ma connaissance ne sont qu’une construction de mon mental.
Et si, et si?…

Se connaitre soi-même est la seule expérience possible. S’ouvrir, s’élargir, parler à nos cellules gentiment, concilier avec celles- que nous avons laissé devenir nocives. L’ignorance.
Mon postulat de peintre est là. J’ose, je m’affranchis, je mets en lien public une pensée intime. Qu’ai-je à perdre, qu’avons-nous à perdre à nous interroger?

Sentez en vous, dans votre corps directement, les noeuds que forment les muscles, vos pensées qui courent dans la tête et qui  disent « mais non, moi je ne pense pas comme cela ». Chaque cellule de notre corps est différente. Une amie autiste asperger me disait que nous avions tous des cellules autistiques en nous. C’est juste à nous de les chercher. Chaque personne autiste détient un puits de connaissances insoupçonné par la plupart d’entre nous. Alors, je pars à la recherche d’une meilleure compréhension, au moins de l’autre personne afin de mieux répondre à sa ou ses demandes. Et je vais la chercher à l’intérieur de moi, comme une vérification de l’extérieur. Extérieur -intérieur.
Bien sûr en écrivant cet article, j’ai une tonne de références derrière moi. Je sors du cadre scientifique pour oser l’aventure humaine d’être uniquement soi et de dire. Et si. Et si ce monde de taré n’était qu’engendré par notre propre cerveau. Alors, je m’interroge, sur mon propre courage.J’ai honte aujourd’hui de ne pas le dire plus, car j’aime les gens et la vie, et  la terreur n’est pas très intéressante.

Mourir n’est pas une maladie, Vivre, oui, engendre des maladies.

Et la souffrance.
Il n’y a qu’un pas entre l’homme assis sous son arbre, qui médite, qui laisse passer les illusions et soi. Toute forme de bienveillance passe avant tout par la malveillance. Le pays de la non-violence est le pays de tous les extrêmes. Il faut songer à cela. L’ordre a crée le désordre ou le contraire. Il n’y a pas d’anarchie dans la nature. Seul le besoin de gérer engendre le désordre. Je préfère surfer sur les couleurs de mes toiles. Heureuse et libre.

Tout existe dans la nature, dans notre nature. La seule chose qui nous appartienne est le comment les vivre et notre capacité à interférer avec notre présent. J’ai envie de le faire avec joie et amour de la vie. Je suis une passionnée de la vie.

C’est beau la peinture. Je n’en finis pas d’apprendre d’elle.

 

 

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