Reprise. Cours particuliers. Ce que les cours, surtout les cours enfants, évoquent pour moi.

Je donne des cours à des enfants depuis des années. Et j’ai de la chance de les suivre durant des années (des décennies j’espère, et j’espère être toujours plus à la hauteur, car je continue ma « carrière d’artiste. A fond !) en leur proposant des séances toujours plus stimulantes ainsi que des stages avec notre association Cœur d’Ours.

Mon premier groupe d’enfants, que j’ai suivi durant les stages de notre association Cœur d’Ours, qui se déroulaient 5 jours durant pendant chaque période scolaire et avec lequel nous avons fait : peindre des kilomètres de soies. Appris le dessin. La peinture. Toutes les techniques même celles que nous ne connaissions pas. La couleur. L’optique. Les sciences. Le développement de la créativité. Des stages de sculpture, de danse, du macramé avec des pros.  Du modelage. Du fil de fer. Des parties de rire à n’en plus finir. De la gravure, et j’en passe et j’en passe.

J’ai des kilomètres de photos sur l’ordinateur.
Ils ont appris à s’impliquer en autisme, dans le handicap, à s’ouvrir à la différence, à la souffrance parfois, à solutionner bien des problèmes.  Ils sont géniaux.

Et a créer, toujours à créer.

Certains sont maintenant professionnels,  tous concernés et convaincu que la « Voie artistique » est une voie qui remet l’Humain au centre de la spirale et des lois de  l’univers .

De plus, ils ont appris à enseigner, à s’occuper des plus petits, à les initier, car ce que je préférais était les groupes dits « verticaux », avec mêmes quelques adultes qui adoraient nous rejoindre. Le plus jeune stagiaire avait 5 ans.
Tous aujourd’hui disent encore lorsque je leur demande s’ils ont une gomme? : « Une gomme ???? » Pas de gomme Léonie.

Et tous ces dessins sans lever le crayon. Et les histoires écrites ainsi. Les jeux de pioches. Et parfois ce soutien scolaire dont ils ont tant besoin, tout comme ils ont besoin que l’on leur parle de biodiversité, neurosciences, de fonctionnement de l’individu, de leur propre fonctionnement.

Du savoir se parler mais aussi s’écouter. De savoir créer son projet et de le mener à bout.De savoir travailler dans un cadre précis et s’adapter.

Ce que j’aime particulièrement avec les enfants, c’est qu’il faut toujours expérimenter, aller plus loin, oser des techniques, des approches,  des programmes différents.

Qu’ils soient  dans une structure, que ce soient nos enfants, qu’ils aient des troubles du comportement, qu’ils bougent trop, qu’ils soient dyslexiques, daltoniens, mutiques, en révolte….ce sont des enfants…

Je n’ai actuellement plus de lieu pour proposer ce type d’atelier, car j’ai changé de région et de vie aussi. Je n’ai qu’une hâte, retrouver un lieu et ré-ouvrir  des ateliers. Pour l’instant, je ne peux que me déplacer. Et proposer des cours particuliers ou des projets personnalisés. Comme de vous aider à  créer votre propre atelier, et à trouver votre propre signature.

Je suis installée sur Riec sur Belon, dans le Finistère sud avec un premier pas, qui est un entrepot, dans le but de travailler artistiquement et aussi de faire des expositions.

Avec mes enfants qui sont aussi dans l’artistique et qui aimeraient créer du lien avec le mouvement Colibris de Pierre Rabhi.

Avoir trouvé cet entrepot : » l’entre-peau » est déjà un grand pas, mais le projet est encore en construction. Un projet alternatif.

Il est à 10 minutes de Pont Aven, 30 minutes de Lorient.

Ensuite, je reviens régulièrement en Anjou, dans le Saumurois. Je revois « mes élèves , mes amis». J’y redonnerai, dès la rentrée de septembre, à nouveau des cours particuliers.

Ma vie passée est tellement riche en activités artistiques multiples, en expériences incroyables que je suis incapable de proposer quelque chose de simple et à l’écrire en peu de lignes.
J’ai travaillé sur presque tous les stades de la vie et ses épreuves.

Développé ma propre pédagogie. Fais des recherches. Des heures de recherche.  Ecrit des programmes de formation de plus de 100 pages -notamment sur  le grand âge, la maladie d’Alzheimer et tous les liens que j’y ai découverts avec l’autisme : troubles et pertes de repères sensoriels. Maltraitance de l’enfance. Guerre.  Migrations. Violences multiples. Méconnaissance de nos fonctionnements et de l’humain. Pressions familiales et sociales, etc.

Encore l’autisme. Qui nous en apprend tant sur nous-mêmes.

Initié et encouragé de jeunes artistes. Crée et mené des ateliers multiples.

Permis à des personnes différentes de créer leur propre projet artistique personnalisé et de témoigner (autisme asperger).

Mêlé intimement parfois l’art et la thérapie. Et oui, là aussi, j’ai développé des approches. Et je suis aussi formatrice.

Même les art-thérapeutes peuvent venir se former avec moi.  Je suis très technicienne.

Je peux affirmer que via des moments de dessins peinture ou expression, parfois on découvre un enfant en maltraitance ou en souffrance. Alors, on parle. Et parfois, on dirige vers un professionnel.

Et je ne parlerai jamais assez de l’autisme. Tout d’abord pour ces enfants dits différents, mais les adultes aussi (j’ai fait un projet personnalisé, en institution,  avec un homme autiste, de plus de 50 ans pour lui apprendre à peindre, et dessiner, alors qu’il  n’avait jamais eu accès à la communication. Je n’aurais jamais cru cela possible. Quel bouleversement pour lui comme pour moi. L’expérience s’est réitérée par la suite, en IME.)

Et puis, pour les parents.

J’ai aidé à mettre en place le dessin comme outil spontanée de communication. Je n’insisterai jamais assez pour faire comprendre aux professionnels que tout artiste peut aider à mettre l’outil » dessiner pour communiquer » en place, car j’estime que c’est notre rôle que de devenir « canal » pour les personnes privées de moyens à la fois de communiquer et aussi de s’exprimer ! Et cela concerne tout le monde.

Je m’excuse d’écrire si longuement, si vous saviez comme je me retiens. J’ai laissé tellement d’enfants, d’adultes (en FAM- mes amis résidents et professionnels)  en arrière à cause de ce changement de vie et aussi parce qu’il y a une véritable souffrance professionnelle et financière pour nous les artistes intervenants. Nous avons été complètement précarisés. Nous avons été écrasés. (C’est bien connu, ce n’est pas un métier!)  Et nous savons que les professionnels  de la santé et du social le sont aussi.

Nous autres artistes intervenants avons senti les choses arriver. Restrictions budgétaires, quand je te tiens…Et pourtant, quelle respiration pour les professionnels qui cherchent à tenir le coup.

C’est un roman que j’écris là. La cause de l’enfance est notre cause à tous.

J’essayerai dès que possible de mettre des photos d’atelier sur mon blogue.

Merci à vous de m’avoir lue jusqu’au bout.

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