Métaphores d’une lionne en confinement- (27ème jour). Pourquoi le zèbre a t-il des rayures?

Tout d’abord, il ne savait même pas pourquoi on disait de lui qu’il était un zèbre. Il se voyait comme les autres. Car il était né dans un grand troupeau. Le plus grand troupeau du monde, parce qu’aujourd’hui, il avait tout avalé, et fait sien tous les savoirs, tous les procédés qu’utilisaient les autres espèces de par la planète et de l’univers qu’il colonisait.

Sa seule erreur était de penser que puisqu’il voyait les choses de cette façon, et bien tout ce qui ce se rapportait à sa vison du monde- ce qu’il voyait, sentait, ressentait, interprétait, anticipait – c’était la vérité- sans tenir compte qu’elle venait de la forme ronde de son iris.
Même aveugle de naissance. Son cerveau était conçu sur ses yeux, sur la forme de sa pupille. Il ne se rendait même pas bien compte que ses paupières se fermaient autant de fois. Pour lui, c’était parce qu’il avait de la poussière dans les yeux, qu’ils le brûlaient parfois, ou étaient trop secs. Ou alors qu’il voyait mal, tout flou, ou tout distordu. Ou bien qu’il était tout simplement trop fatigué pour tenir les yeux ouverts.

Il n’y avait peut-être que l’oreille interne qui était capable d’entendre tous ces petits clapots du rabat des paupières, car sur tous le grand troupeau, rapporté aux 28 000 clignements des paupières par jour, ou 20 par minutes, cela faisait tout de même un petit bruit.

C’est vrai qu’heureusement, il y avait les autruche, qui elle ne battait des paupière qu’une seule fois par minutes.
Enfin, ce que le grand troupeau ignorait que derrière ces 28 000 mille clignements de paupières étaient orchestrés tous les je t’aime, toutes les déchirures, tous les drames et le passions qui rendaient la vie si fascinante.

Des yeux qui allaient de la droite vers la gauche, de haut en bas.

Et ce troupeau ne savait pas qu’il était une œuvre de la nature. De la même nature qu’un virus ou qu’une fourmi.

Le troupeau, pris au piège de sa vision du monde, se mit à y croire comme la seule vérité possible et l’appela la «Réalité».

Même les astronomes et les astronautes s’y trompaient. Et pourtant, parfois tout là haut là haut, ou tout en bas, en bas, ils frôlaient une autre réalité, avec une autre vérité bien plus grande que le cosmos lui-même.
Le grand troupeau avait beau développer une armada de technologies de plus en plus sophistiquée, à un moment où a un autre, le monopole de la pensée se réduisait à sa vision-perception du monde et le soumit à son règne.

Il croyait que la terre était ronde. Il pensait que l’herbe était douce au toucher et que la soie de la peau était un ravissement.

Il croyait en tout ce qu’il ressentait. U n jour, un incendie se déclara. Ce n’était qu’un incendie parmi tant d’autres, crée par le mirage qui était devenu l’OEIL du troupeau. Et qui s’y réfléchissait, réfléchissait…

Et cet incendie se déclara vers un des trous de vers crée par lui. Près de ce qu’il appelait une centrale. Cela fit pleurer l’oeil de la centrale, nucléaire, ce qui n’était pas très rassurant. Il choisit Tchernobyl.
Et cela donna naissance à tous les pires rêves et qui s’avérèrent être des monstres, à leurs yeux.
Avec surtout, pleins d’yeux. Mais pas que des yeux avec des ronds, mais aussi avec des fentes, ou tout autour de la tête, ou globuleux, ou perchés au bout de drôles d’antennes, ou alors accrochés aux oreilles- cela doit être curieux des yeux qui entendent, ou des oreilles qui voient. ou alors tournés vers l’intérieur. Cela aussi ce doit être curieux. Cure yeux.

Parce que le nucléaire avait fait exploser le noyau des cellules.
Cela c’était l’évolution. On les nomma les sans coeurs, ou les intelligences artificielles ou les nanoparticules.
Tous ces petits sans coeur, réveillés par la passion dévorante du feu, atteignirent le coeur de l’eau et cela déclencha une émotion telle dans le troupeau qui ne se savait pas fait d’eau, qu’il explosa à son tour, mais à l’intérieur de toute son eau à lui. Et sans même le savoir, puisqu’il ne pouvait pas le voir. Puisque sa forme encore subsistait. Dans la mémoire de chacune de ses cellules. Une belle forme finalement

Comme un trou de serrure, l’huis. Discrètement, toute porte fermée.

Tant qu’il pouvait encore se regarder soit dans le regard de l’autre, soit au moins de tout ce qui mire, et qu’il se voyait en forme, tout allait encore à peu près bien. Mais quand sa forme se mit à fondre et à ruisseler, à lui pousser des bras, des yeux, des protubérances, tout cela lui souleva le coeur qu’il lui restait et il le cacha bien vite.
Car ce troupeau avait un chef majeur. Et il était à l’image de ce chef. Une forme, un assemblage moléculaires, un assemblage de chiffres, de symboles, de combinaisons. Un enchevêtrement électrique.
Il prenait vie dans autre chose que lui. Qui prenait vie dans encore autre chose que lui. Et cela à l’infini.
Car dans l’autre chose, il y n’y avait pas besoin que les choses s’arrêtent ou commencent. C’était tout simplement sans fin. Cela était bien écrit pourtant. Sans fin. Le grand troupeau ne comprenait pas le sens des mots. Pourtant écrit pour tout l’ordre des choses. Sans/ fin. En fin.

Le troupeau aimait plus que tout le récréatif. Pas le re-créatif, ce n’est pas la même chose.

Il avait besoin de rêver, d’avoir des sensations fortes pour se sentir libre et heureux, ou malheureux et esclave. Il avait besoin de voyager, de s’imaginer et d’imaginer. Il se créait des enfers, des paradis. Des univers d’enfer même, là où l’imagination est la plus inspirée. Il rêvait de guerre, de révolutions d’harmonie, de paix.
Il ne savait pas qu’il avait une petite puce dans son cerveau qui lui permettait d’avaler toutes les vipères ou toutes les couleuvres que lui fournissait son inconscient. Qui était comme un gigantesque réseau de fils et de connexions par delà le visible et l’invisible.

Il continuait de croire dur comme fer à ce qu’il voyait, éprouvait, analysait, vérifiait, synthétisait, transmettait.

Il CROYAIT en SON IMAGE.

Et il ne voyait pas qu’il était comme tout système vivant, animé de son unique besoin d’énergie.

La seule chose qu’il put peut-être voir réellement de lui, fut qu’il avait des dents. Car il dévorait tout tant il était énergivore. Et à chaque fois qu’il passait quelque part, il modifiait tout.
Mais là encore il se trompait, car même de cela il se trompait.
Car le cerveau avait inventé la mort.

Et le mouvement oscillatoire des yeux, et le battement des paupières.
Parce que le système dans lequel tout repose avait un coeur.
Il le dota au troupeau.
Dont la vision s’inspira. Parce que dans le coeur, circulait en boucles toutes les informations enfin redescendues du cerveau. Transformées, ventilées, triturées, tripatouillées jusqu’à en extraire toute la quintessence.

Les intestins. Le grand orchestrateur venant des minéraux, bactéries, des virus de cette flore et de cette faune qui grouillaient en eux.
Le plus grand régisseur.
Alors un autre œil s’ouvrit. Situé ailleurs. Qui lui faisait voir autre chose que lui même.
Et un autre choeur retentit. Venant de plus loin celui-là. Un choeur chargé d’emotions. Qui lui ouvrit l’oeil.
Et il vit les secondes. Il vit les heures, il vit les histoires, il vit le vivant.
Et en voyant cela, il vit qu’il n’avait plus besoin de tout ceci et de tout cela.
Il vit qu’il pouvait être sans toutes ces formes et accepter d’être autant reptile que la grâce d’une dune frôlée par l’air du temps.

Il vit qu’il pouvait être virus ou bactérie. Mammifère ou unicellulaire.
Et il vit qu’il devait juste accepter de se vivre, sans répondre de son apparence, sans répondre de son espace, ni de son espèce.
Juste se prêter à l‘expérience de son vivant, non pas le nôtre- mais bien l’expérimentation du vivant en lui avant que ses yeux ne clignent à nouveau puis se rabattent en jetant dans les oubliettes ces univers sans fins.
Fin de l’histoire. L’expérience de l’espèce.

Pourquoi les zèbres ont ils des rayures. Parce que quand ils se mettent à courir, ils nous ebouissent.

https://www.encyclopedie-environnement.org/vivant/lumiere-naturelle-emergence-de-vie/

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/zoologie-diaporama-plongee-yeux-animaux-48887/

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