Collection Léo’S.

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Reprise. Cours particuliers. Ce que les cours, surtout les cours enfants, évoquent pour moi.

Je donne des cours à des enfants depuis des années. Et j’ai de la chance de les suivre durant des années (des décennies j’espère, et j’espère être toujours plus à la hauteur, car je continue ma « carrière d’artiste. A fond !) en leur proposant des séances toujours plus stimulantes ainsi que des stages avec notre association Cœur d’Ours.

Mon premier groupe d’enfants, que j’ai suivi durant les stages de notre association Cœur d’Ours, qui se déroulaient 5 jours durant pendant chaque période scolaire et avec lequel nous avons fait : peindre des kilomètres de soies. Appris le dessin. La peinture. Toutes les techniques même celles que nous ne connaissions pas. La couleur. L’optique. Les sciences. Le développement de la créativité. Des stages de sculpture, de danse, du macramé avec des pros.  Du modelage. Du fil de fer. Des parties de rire à n’en plus finir. De la gravure, et j’en passe et j’en passe.

J’ai des kilomètres de photos sur l’ordinateur.
Ils ont appris à s’impliquer en autisme, dans le handicap, à s’ouvrir à la différence, à la souffrance parfois, à solutionner bien des problèmes.  Ils sont géniaux.

Et a créer, toujours à créer.

Certains sont maintenant professionnels,  tous concernés et convaincu que la « Voie artistique » est une voie qui remet l’Humain au centre de la spirale et des lois de  l’univers .

De plus, ils ont appris à enseigner, à s’occuper des plus petits, à les initier, car ce que je préférais était les groupes dits « verticaux », avec mêmes quelques adultes qui adoraient nous rejoindre. Le plus jeune stagiaire avait 5 ans.
Tous aujourd’hui disent encore lorsque je leur demande s’ils ont une gomme? : « Une gomme ???? » Pas de gomme Léonie.

Et tous ces dessins sans lever le crayon. Et les histoires écrites ainsi. Les jeux de pioches. Et parfois ce soutien scolaire dont ils ont tant besoin, tout comme ils ont besoin que l’on leur parle de biodiversité, neurosciences, de fonctionnement de l’individu, de leur propre fonctionnement.

Du savoir se parler mais aussi s’écouter. De savoir créer son projet et de le mener à bout.De savoir travailler dans un cadre précis et s’adapter.

Ce que j’aime particulièrement avec les enfants, c’est qu’il faut toujours expérimenter, aller plus loin, oser des techniques, des approches,  des programmes différents.

Qu’ils soient  dans une structure, que ce soient nos enfants, qu’ils aient des troubles du comportement, qu’ils bougent trop, qu’ils soient dyslexiques, daltoniens, mutiques, en révolte….ce sont des enfants…

Je n’ai actuellement plus de lieu pour proposer ce type d’atelier, car j’ai changé de région et de vie aussi. Je n’ai qu’une hâte, retrouver un lieu et ré-ouvrir  des ateliers. Pour l’instant, je ne peux que me déplacer. Et proposer des cours particuliers ou des projets personnalisés. Comme de vous aider à  créer votre propre atelier, et à trouver votre propre signature.

Je suis installée sur Riec sur Belon, dans le Finistère sud avec un premier pas, qui est un entrepot, dans le but de travailler artistiquement et aussi de faire des expositions.

Avec mes enfants qui sont aussi dans l’artistique et qui aimeraient créer du lien avec le mouvement Colibris de Pierre Rabhi.

Avoir trouvé cet entrepot : » l’entre-peau » est déjà un grand pas, mais le projet est encore en construction. Un projet alternatif.

Il est à 10 minutes de Pont Aven, 30 minutes de Lorient.

Ensuite, je reviens régulièrement en Anjou, dans le Saumurois. Je revois « mes élèves , mes amis». J’y redonnerai, dès la rentrée de septembre, à nouveau des cours particuliers.

Ma vie passée est tellement riche en activités artistiques multiples, en expériences incroyables que je suis incapable de proposer quelque chose de simple et à l’écrire en peu de lignes.
J’ai travaillé sur presque tous les stades de la vie et ses épreuves.

Développé ma propre pédagogie. Fais des recherches. Des heures de recherche.  Ecrit des programmes de formation de plus de 100 pages -notamment sur  le grand âge, la maladie d’Alzheimer et tous les liens que j’y ai découverts avec l’autisme : troubles et pertes de repères sensoriels. Maltraitance de l’enfance. Guerre.  Migrations. Violences multiples. Méconnaissance de nos fonctionnements et de l’humain. Pressions familiales et sociales, etc.

Encore l’autisme. Qui nous en apprend tant sur nous-mêmes.

Initié et encouragé de jeunes artistes. Crée et mené des ateliers multiples.

Permis à des personnes différentes de créer leur propre projet artistique personnalisé et de témoigner (autisme asperger).

Mêlé intimement parfois l’art et la thérapie. Et oui, là aussi, j’ai développé des approches. Et je suis aussi formatrice.

Même les art-thérapeutes peuvent venir se former avec moi.  Je suis très technicienne.

Je peux affirmer que via des moments de dessins peinture ou expression, parfois on découvre un enfant en maltraitance ou en souffrance. Alors, on parle. Et parfois, on dirige vers un professionnel.

Et je ne parlerai jamais assez de l’autisme. Tout d’abord pour ces enfants dits différents, mais les adultes aussi (j’ai fait un projet personnalisé, en institution,  avec un homme autiste, de plus de 50 ans pour lui apprendre à peindre, et dessiner, alors qu’il  n’avait jamais eu accès à la communication. Je n’aurais jamais cru cela possible. Quel bouleversement pour lui comme pour moi. L’expérience s’est réitérée par la suite, en IME.)

Et puis, pour les parents.

J’ai aidé à mettre en place le dessin comme outil spontanée de communication. Je n’insisterai jamais assez pour faire comprendre aux professionnels que tout artiste peut aider à mettre l’outil » dessiner pour communiquer » en place, car j’estime que c’est notre rôle que de devenir « canal » pour les personnes privées de moyens à la fois de communiquer et aussi de s’exprimer ! Et cela concerne tout le monde.

Je m’excuse d’écrire si longuement, si vous saviez comme je me retiens. J’ai laissé tellement d’enfants, d’adultes (en FAM- mes amis résidents et professionnels)  en arrière à cause de ce changement de vie et aussi parce qu’il y a une véritable souffrance professionnelle et financière pour nous les artistes intervenants. Nous avons été complètement précarisés. Nous avons été écrasés. (C’est bien connu, ce n’est pas un métier!)  Et nous savons que les professionnels  de la santé et du social le sont aussi.

Nous autres artistes intervenants avons senti les choses arriver. Restrictions budgétaires, quand je te tiens…Et pourtant, quelle respiration pour les professionnels qui cherchent à tenir le coup.

C’est un roman que j’écris là. La cause de l’enfance est notre cause à tous.

J’essayerai dès que possible de mettre des photos d’atelier sur mon blogue.

Merci à vous de m’avoir lue jusqu’au bout.

Programme de formation. 2017-2018. Ateliers créatifs.

 

Ateliers d’aide au développement de la créativité et mise en place des outils permettant de libérer l’expression.

Accessible à tous.

MA BOITE A OUTILS.

1- DEBLOCAGE DES ENERGIES CREATRICES. Libérer la gestuelle. Ne pas penser et ne pas interagir. De l’aléatoire à l’élaboré. La nécessite d’un point de vue. Travail mixte- gestuelle.

Sur papier format raisin. Fusain- craie sèches craies grasses. Acrylique- craies- acrylique.

De l’énergie issue du noir révélateur des autres couleurs. Règle des 3 couleurs. La craie ou le fusain initiateurs de la couleur ou des valeurs de gris .

2- MODELAGE DE LA COULEUR. Du dessin  à la peinture à l’huile. Du noir et blanc à la couleur. A partir d’une pâte informe, sculpter un sujet.

Perspective par le dessin/ Perspective par la couleur.
Qu’est-ce que voir nous donne à voir.

Comment corriger par la règle des 3 couleurs, du point de vue, et de la perspective en 2-3 lignes maxi.

3- PERSPECTIVE en 1- 2- 3 lignes maxi. Inspirée par l’œuvre de William Turner. A partir de 2  lignes, 3 maximum, comment mettre en place les 1ers- 2ème-3ème plans, le fond et  l’infini. L’intervention de l’ombre et de la lumière. Utilisation de la boite à outils.

6- LA MISE EN SCENE. Le peintre est avant tout un metteur en scène. Avec le temps il apprend à donner à voir ce qu’il a envie de montrer.

Jeu de scène-jeu de lumières- jeu de perspectives et de points de vue différents.

7- COMMENT CONCILIER PLUSIEURS POINTS DE VUE DIFFERENTS. Le Point de vue qui n’est pas le point de fuite. Les oppositions. La lumière ne se voit pas. On ne peut l’approcher que par l’ombre. La lumière en création est la dernière chose que l’on découvre. Savoir décrypter une œuvre à l’envers (en opposition à une copie où l’on sait d’où vient la source lumineuse.).

Le choix de l’artiste.

6- LA LIBERTE TOTALE D’EXPRESSION DE L’ARTISTE. Se défaire des apprentissages et expérimenter.

7- Le MODELAGE de l’argile comme modèle vivant. Le ou les cadres désignés pour  élaborer un sujet. La mise en scène et la composition à l’intérieur d’un cadre.

Connaitre un sujet sur le bout des mains (la mémoire tactile). Connaitre la couleur et la forme du bout des doigts. Ressentir.

8- LA SINGULARITE pour aller à la rencontre des autres perceptions. Le nécessite de l’expérimentation. Son propre champ lexical.  Trouver sa signature.

9- LA MECANIQUE DU CORPS.  Donner à voir, donner à comprendre ce que l’on ne voit pas. Faire l’expérimentation sensorielle d’une posture pour comprendre ce qu’elle met en jeu.

10- LES ASPECTS SENSORIELS de nos perceptions. Comment fonctionnons nous. Comprendre mieux notre cerveau et la place de l’œil dans le cerveau.

Le lien entre les arts, les sciences et les philosophies. L’histoire en marche.
Devenir des contemporains à soi-même. Oser le vivant tout en ayant expérimenté l’ancien.

La voie artistique, une autre voie pour la compréhension de l’humain et de nos fonctionnements remis dans la spirale de la vie.
La richesse de notre monde d’aujourd’hui.

11- Mettre l’art au service de la personne, quels que soient ses difficultés, handicaps, ses pertes de repères, ses inaptitudes, souffrances, blocages etc…

Trouver les  portes d’accès, parfois invisibles, pour permettre la libération de l’expression et mettre en place les outils adéquats afin d’être dans la bientraitance. Sortir quelqu’un de sa difficulté. Apporter les moyens de sa conquête de soi. Etre dans le plaisir de faire, de découvrir  et de partager.

12- L’expression artistique : une véritable conquête de sa propre liberté. Admettre ses limites et ses propres différences.

Ne pas envisager la montagne mais apprécier toutes les étapes dans ce qu’elles ont à nous apprendre de nous-mêmes et de l’univers qui nous entoure.

 D’autres outils viennent se greffer au fur et à mesure des demandes et de la personnalité de chacun chacune. Tous les médiums et les supports peuvent être envisagés.

L’écriture peut aussi être largement mise à contribution, et je fais souvent travailler sans lever le crayon afin d’éliminer toutes les autocensures.

Je dis souvent que pour bien peindre un sujet il faut avant tout être capable de l’évoquer avec des mots, les mots qui nous sont propres et surtout d’aller à la rencontre de notre sujet et de l’aimer.

Apprendre à respirer et à lâcher prise font partis des bases de tout enseignement artistique.  La musique peut permettre ce lâcher-prise.

La voie artistique est une véritable passion qui n’a de limite que par la définition de celles qui nous caractérisent. Mieux on se connait, plus on peut aller vers le monde pluriel qui nous entoure et nous enrichir mutuellement.

L’art nous rend à notre vivant.

 

 

Intuition.

Intuition.

2016. Le mot joie écrit à l’envers.
Mais aussi, l’année des grands changements. Le chiffre 9, celui du changement après le chiffre de la conciliation, le 8 couché, autrement dit, le signe de l’infini. Concilier le passé et le présent et lui permettre, par une dynamique de la spirale de s’élancer vers l’innovation. Se mettre dans les 3 R. Résistance, résultante, résilience. Expérimenter. S’expérimenter.

Copier, coller, assembler. C’est cela la créativité. De l’assemblage multiple  comme une infinités de choix de compositions possibles.

Seul le choix nous fait être vivant et surtout, nous fait nous « sentir vivant ».

Les 3 R comme les 3 couleurs. Bleu-rouge-vert. Enfin les couleurs de la lumière après celle de l’ombre. Mais il n’y a pas de lumière sans ombre.

Le noir, révélateur de toutes les couleurs, le blanc les contenant toutes.

Le noir comme source de l’énergie, avec les clés portées par notre sens de l’univers , le blanc comme les blouses blanches de ceux qui portent le soin au sein d’eux-mêmes.

Mais le noir  lorsque nous fermons les yeux et les ouvrons à notre univers mental.

Le rapport entre dessin-couleurs, formes-fond ne fait fait plus aucun doute. Il est en lien direct avec les sciences : le monde  de la couleur n’existe pas. Il n’existe que par rapport à notre projection mentale. Et la matière? Quelle est-elle? Le pigment, les vibrations, l’espace temps qui s’y dépose?

L’onde? L’énergie, la lumière, les trois couleurs pour notre œil si restreint. L’onde qui se propage  jusqu’à se cogner et à donner corps et relief à notre propre corps en effet miroir.Trouver son écho pour être.

Imaginons l’univers mental d’un mal entendant, d’un sourd à la naissance, d’un aveugle. Mettons nous en portée les uns les autres. L’univers sensoriel. Les transmetteurs d’un univers de perception à un autre.

Les géographies des uns et des autres sont autant multiples et infinies que chaque seconde dans une goutte d’eau.

Eau et air forment une spirale et s’élancent vers la voix des airs et forment le courant du fleuve de la vie.

Les variantes de la vie et de la mémoire. L’eau qui percole et qui se perd dans une bulle d’eau. H20. C’est une valse. Je ne m’en sors pas. Un deux trois. Boum silence boum. Entendons-nous  le silence, l’écoutons-nous?

Et toute cette eau qui nous compose. Échange permanent entre univers aquatique et aérien. Entre notre imagerie mentale et le monde extérieur que nous prenons pour la réalité. Celle que l’on voit.

Pour que le cœur batte, il faut qu’il y ait une autre impulsion. Un silence. Ce silence qui a une couleur. Blanche, dans le noir du monde de l’univers ou de notre monde mental.

C’est une obsession, une intuition, une piste. Et si, et si le monde extérieur n’était qu’une représentation mentale du monde extérieur? Mais alors, toutes ces atrocités, toutes ces horreurs….Alors le Bouddha s’assit sous son arbre et médita , laissant se dérouler inlassablement le spectacle des illusions.

Et s’il fallait se guérir soi-même de ses obsessions, de ses névroses, de ses nécroses, de ses cancers pour laisser venir à soi la chaleur du soleil levant, la joie de l’enfant faisant ses premiers pas.

C’est une intuition, juste une intuition, qui coupe, colle, assemble, recompose et cherche à comprendre. Et si?

Cette intuition a une telle force qu’elle a tout entrainé sur son passage. Elle est devenue réalité. C’est à dire qu’elle est devenue le champs de l’expérimentation de tous les univers possibles confronté au monde dit réel.

Quoi de plus normal pour pour les yeux d’une peintre que de s’interroger sur cela?
Le peintre ne peut pas être qu’un vendeur de tableaux. Il se doit d’expérimenter toutes les réalités possibles. Il est temps d’apprendre les uns des autres, non pas dans nos ressemblances mais dans nos différences, et à tirer les leçons sur nous-mêmes.

Qui a essayé de comprendre l’univers sensible d’un sourd-et muet, d’un aveugle à la naissance, d’un schizophrène, d’un autiste. Qui envahit quoi et qui envahit qui?

Et les émotions? Celles qui déforment les informations?

L’ordre. La notion d’ordre. La suprématie d’un cerveau sur l’autre. Aujourd’hui au détriment de l’intuition.

Ce n’est que cela. S’être laissé dominé par nos propres peurs. Se laisser dominer par notre propre cerveau, c’est badaud quand on y pense. Cela nous laisse être envahi par un monde entièrement virtuel: les bombes, Alep, Dresdes, Ouradour, les atrocités multiples….la peur.
Celle de ne pas oser le changement. Et si la planète était notre propre corps. Alors j’aurais peur, là oui, pour de vrai. Car cela signifie que toutes les horreurs extérieures qui arrivent à ma connaissance ne sont qu’une construction de mon mental.
Et si, et si?…

Se connaitre soi-même est la seule expérience possible. S’ouvrir, s’élargir, parler à nos cellules gentiment, concilier avec celles- que nous avons laissé devenir nocives. L’ignorance.
Mon postulat de peintre est là. J’ose, je m’affranchis, je mets en lien public une pensée intime. Qu’ai-je à perdre, qu’avons-nous à perdre à nous interroger?

Sentez en vous, dans votre corps directement, les noeuds que forment les muscles, vos pensées qui courent dans la tête et qui  disent « mais non, moi je ne pense pas comme cela ». Chaque cellule de notre corps est différente. Une amie autiste asperger me disait que nous avions tous des cellules autistiques en nous. C’est juste à nous de les chercher. Chaque personne autiste détient un puits de connaissances insoupçonné par la plupart d’entre nous. Alors, je pars à la recherche d’une meilleure compréhension, au moins de l’autre personne afin de mieux répondre à sa ou ses demandes. Et je vais la chercher à l’intérieur de moi, comme une vérification de l’extérieur. Extérieur -intérieur.
Bien sûr en écrivant cet article, j’ai une tonne de références derrière moi. Je sors du cadre scientifique pour oser l’aventure humaine d’être uniquement soi et de dire. Et si. Et si ce monde de taré n’était qu’engendré par notre propre cerveau. Alors, je m’interroge, sur mon propre courage.J’ai honte aujourd’hui de ne pas le dire plus, car j’aime les gens et la vie, et  la terreur n’est pas très intéressante.

Mourir n’est pas une maladie, Vivre, oui, engendre des maladies.

Et la souffrance.
Il n’y a qu’un pas entre l’homme assis sous son arbre, qui médite, qui laisse passer les illusions et soi. Toute forme de bienveillance passe avant tout par la malveillance. Le pays de la non-violence est le pays de tous les extrêmes. Il faut songer à cela. L’ordre a crée le désordre ou le contraire. Il n’y a pas d’anarchie dans la nature. Seul le besoin de gérer engendre le désordre. Je préfère surfer sur les couleurs de mes toiles. Heureuse et libre.

Tout existe dans la nature, dans notre nature. La seule chose qui nous appartienne est le comment les vivre et notre capacité à interférer avec notre présent. J’ai envie de le faire avec joie et amour de la vie. Je suis une passionnée de la vie.

C’est beau la peinture. Je n’en finis pas d’apprendre d’elle.

 

 

Echange interactif avec les élèves de TLA, du lycée Du plessis Mornay. Saumur. 2015. 2016

Aux  élèves deTLA du Lycée Duplessis Mornay.

Professeur Jérome Cléran.
Année 2014-2015

Bonjour vous tous.
Je vous propose, par le moyen de ce blogue, de vous accompagner (dans la mesure de mes moyens) jusqu’à la délivrance de ce qu’il vous est demandé comme sujet de bac en arts plastiques ; « l’Œuvre », qu’est-ce que l’œuvre, qu’est-ce qui fait l’œuvre, de quoi est-elle faite, etc, etc. »
Afin de poser les fondements de ce qui ne peut –être qu’une démarche, votre professeur et enseignant, Jerome Cléran, vous a demandé de travailler sur le premier sujet de l’année : « les bagages du voyageurs »
Après avoir mis au point notre progression, nous avons mis en place un dialogue permanent entre lui, le professeur, avec un rapport aux cours et à la matière qui vous est enseignée, à la lumière de ce qui sera demandé durant le bac, et moi, l’artiste, avec un rapport à la notion d’œuvre. Je suis capable de travailler avec plusieurs points de vue différents et de le rapporter avec le point de vue final, qui est : « la couleur de l’instant. »
Je vous ai donc délivré l’essence de mon travail. Je tiens à vous rappeler que je me rappelle très bien mes propres dix-sept ans. C’est dans cette transposition que je me situe par rapport à vous : Ulysse ne savait pas qu’en partant, il allait parcourir une Odyssée et qu’aujourd’hui, nous en parlons encore.
Restons modeste, chacun son aventure ! L’aventure Bac, c’est déjà pas mal…
Nous savons que nous devons partir, nous savons la durée du voyage, nous ne savons que ce que nous savons faire et qui nous sommes.
A l’intérieur de ce laps de temps, nous délivrerons un savoir sous forme de créations, ou de productions plus ou moins multiples, et seulement à la fin de ce parcours, nous pourrons parler de ce qui a fait ce voyage : comme une odyssée.
L’Odyssée : cela rappelle l’œuvre de Ulysse ; les étapes, ce sont les nouveaux bagages dont il s’est pourvu afin d’aller toujours plus loin mais aussi pour revenir puis pour transmettre son histoire. Il y a aussi le temps de repos, que j’appelle le temps de latence et qui est indispensable aux voyageurs au long cours.
C’est exactement ce qui va se passer durant cette année de terminale : Vous êtes déjà sur le bateau, puisque vous avez choisi de façon délibérée d’être en arts plastiques.
Vous êtes en partance vers la découverte de qui vous êtes réellement, de ce que vous savez ou pouvez ou voulez faire et vous devez aller quelque part sans savoir vraiment ce que pourrait-être ce quelque part.
Vous vous arrêterez sur les îles que sont vos sujets de cours et à partir desquels vous devrez à la fois produire pour échanger mais aussi produire pour aller plus loin. Vous vous instruirez. Vous rencontrerez d’autres formes de pensées et de cultures. Vous comprendrez mieux la vôtre et ce que vous pourrez faire avec cela. Vous vous sentirez plus et mieux armés. Vous prendrez confiance en vous.
Petit à petit, vous arriverez à l’échéance de votre temps de voyage, c’est-à-dire le bac.
A ce moment- là, il vous sera demandé de parler de votre sujet et on ne vous fera pas de cadeau (comme parfois lors d’une exposition). On vous demandera globalement ce qu’est une œuvre puis de parler de votre cheminement et pour finir de ce que vous exprimez à « travers votre œuvre. «
On vous demandera bien évidemment d’être convaincant (on peut être convaincant même en parlant d’une citrouille !!!) Et d’expliquer votre démarche (parfois, on a l’impression de parler une langue étrangère, ou d’avoir une tâche sur le nez, cela ne vous est jamais arrivé ??? Bref, comme tout artiste, l’œuvre ne suffit pas toujours à captiver. Faut –il avoir un bon auditoire (ce n’est pas grave, je recommencerai malgré tout, je ferai mieux, j’aurai plus de chance, mais en attendant, j’ai fait du mieux que j’ai pu et je me suis bien épanoui… et seul cela compte, car c’est le boulot de l’artiste.)
Ce sera alors à votre tour de faire comme nous l’avons fait avec votre professeur (pour ne pas vous mentir, cela fait des années que nous l’appelons Tonton Cléran, durant nos discussions autour de notre table, il fait partie de notre famille de pensée) lorsqu’il m’a demandé de parler de » Léonie Sommer. Artiste peintre. »
Vous voyez, nous sommes au même niveau, vous, lui et moi, sauf que vous vous commencez une narration par son début avec vos moyens à vous, votre professeur par sa perspective et ses outils de construction, et moi par mon point de vue. Le tout nous apportera l’éclairage final pour la lecture de « Votre œuvre. » Notre œuvre à nous, ce sera cette année de travail (même si je viens peu avec vous, je vous suivrai de loin en loin.)
Je vous mettrai aussi des liens que vous pourrez consulter quand vous le souhaiterez, comme par exemple, des liens sur la synesthésie, ou des personnes peu ordinaires. En voici un premier :
http://synestheorie.fr/paysages-sonores/#.Vi8dDiuQAgV
Je chercherai des liens au feeling, selon ce que je sens de vous et de ce que mon éclairage peut vous apporter. N’hésitez pas à mettre vos commentaires sur ce blogue, soyons vivants.
Ce qui serait intéressant que nous fassions lors de ma prochaine venue, c’est d’une part que je prenne connaissance de vos réalisations, que vous les expliquiez ou exprimiez mais que je vous apporte un peu de mon expérience (et de ce que ma vie d’artiste me fait rencontrer: c’est absolument géant!).
Par exemple, pour vous parler à travers ce blogue, je l’ai fait par l’usage de la parole écrite et par métaphore. J’ai évoqué une narration par des images. C’est une sorte de synesthésie (apprise, pas innée), un mode de transposition d’un concept à un autre. Les artistes développent beaucoup d’empathie et sont très à l’aise avec les synesthésies, la pluralité et ou la différence en général. C’est un concept entièrement « d’actualité » et novateur.
Afin d’être sur le terrain avec vous, je pourrai vous montrer un travail réalisé par moi, suite à notre rencontre, pour lequel j’ai utilisé une autre synesthésie : le dessin, la couleur, le ressenti pour construire une idée. C’est comme cela que j’ai synthétisé la démarche que j’entreprends avec vous. C’est une suggestion.
Comment fonctionnons-nous, quels sont nos capteurs perceptifs et sensoriels, quelle est la réalité du monde qui nous entoure, qui sommes-nous réellement, que pouvons-nous mettre en place pour être pertinent tout en comprenant notre cadre de travail? C’est très instructif sur soi-même et cela reste complètement dans le thème, car c’est un travail de fond.
Au fait, je suis comme vous, je ne connais pas le sujet prochain. Votre prof nous laisse en plein suspense, hein ?!
Alors, je vous dis à bientôt ?

En avant pour la découverte d’univers particuliers et bien singuliers.^En commençant peut-tre par l’un d’entre vous.
http://www.huffingtonpost.fr/2014/03/11/la-creativite-18-choses-gens-creatifs_n_4935621.html

Maintenant, je vous propose de lire l’article sur Daniel Tammet (Daniel Tammet: le conteur des nombres) afin que vous mesuriez la qualité mais aussi sa gentillesse de cet homme hors norme, puis de découvrir cette vidéo sur » l’avenir, la mort et les statistiques ».)

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/01/17/daniel-tammet-le-conteur-des-nombres_1818683_1650684.html

L’avenir, la mort et les statistiques: Daniel Tammet

https://www.youtube.com/watch?v=jabvgPKmGMQ

Aide à la création d’un projet artistique personnalisé

Tout le monde doit pouvoir avoir accès à la création d’un projet artistique personnalisé. Mon travail consiste à être à l’écoute, à chercher les médiums qui vont être utilisés, à inculquer des bases techniques  puis à guider à la mise en forme particulière du projet. C’est souvent un travail de longue haleine et de patience.

Chaque travail réalisé peut être présenté seul, mais il peut aussi permettre de créer un carnet à partir de leur numérisation.

Exemple de projets personnalisés réalisés ou en cours:

Création d’une bande dessinée avec étude des caractères des personnages, recherche des supports et des matériaux à utiliser, apprentissage de la technique à acquérir, numérisation des dessins, construction du livre.

Soutien afin d’aider à développer la créativité pour la mise en place de jardins paysagés utopiques.( aide à la préparation du concours : paysagiste, par le CNED)

Création de livrets témoignant sur les différentes étapes de la vie d’une personne autiste Asperger.

Ecriture et dessins mêlés.

Mises en place d’atelier spécifiques et développement de projets.

Il s’agit toujours d’une aventure extrêmement riche en enseignements divers, durant laquelle nous apprenons autant l’un de l’autre ou l’une de l’autre et dont nous ne savons jamais quelle en sera le ou les aboutissements. Nous essayons toujours de travailler avec les matériaux les plus simples et les plus accessibles possibles de façon à rendre le travail réalisable.

Programme cours adultes. Année 2015-2016.

Les cours seront fragmentés selon ce rythme : 3 séances en leçons de cours et de dessin – la couleur en alternance avec I à 2 séances de travail libre.
Durant les séances, nous revisiterons les fondamentaux : Tracer un personnage à partir d’un axe central, de ses perpendiculaires et de volumes simples. Poser les ombres. Faire le fond.
2/ La perspective en 2, voir 3 lignes maximum.
3/ Les plans
4/ La création de sa palette et la règle des 3 couleurs.
5/ La définition de son sujet d’étude en répondant aux questions: où quand comment pourquoi.
Durant toutes ces séances, des fiches seront mises à disposition, de façon à mettre en place une méthodologie systématique qui servira de guide durant toute l’évolution du travail.
Nous visiterons un peu d’histoire de l’art international et les grands mouvements qui ont traversé nos civilisations.
A partir de janvier : travail libre.

Cours à St Philbert du peuple : lundi de 17hà 19h3O ou jeudi 9h-12H et 14h19h30.

Cours à Baugé, le mardi de 9h30 à 12h .
Pour tous renseignements, mes coordonnées sont sur le site leoniesommer.fr, sur la partie » l’Art pour tous », rubrique  « contact » .